Qu’est-ce que la PBFD chez les oiseaux ?

 

La Psittacine Beak and Feather Disease est aussi appelée la maladie du bec et des plumes. Il s’agit d’une maladie chronique virale qui entraîne une dystrophie voire une perte des plumes et une déformation du bec pouvant conduire à la mort de l’animal.


Le premier cas de PBFD est apparût en 1975 par le Dr Ross Perry à Sydney puis a envahi les autres continents avec le commerce et l’échange d’oiseaux.

 

Les psittacidés de type cacatoès, gris du Gabon, Eclectus et inséparables sont sensibles à ce virus.


La transmission

Le virus peut se transmettre de plusieurs manières :
-    De la mère aux petits si les oisillons sont élevés par les parents.
-    Par inhalation ou ingestion de poussières de plumes ou de fientes séchées d’un oiseau infecté. Les « poussières » de plumes sont très abondantes chez les psittacidés. Elles sont volatiles et peuvent contaminer le matériel, les nids, les vêtements et les autres oiseaux.

 


Les symptômes

Les différents symptômes du virus cités ci-dessous peuvent être présents ou non chez certains oiseaux infectés

Les signes se manifestent dès la naissance s’il a été transmis de la mère aux oisillons ou en quelques semaines après la contamination.
-    La repousse des plumes suite à la mue est anormale. Elles sont nécrotiques et malformées.
-    Le plumage devient ébouriffé et terne puisque la poudre de kératine n’est plus sécrétée par les plumes.
-    L’absence de poudre de kératine rend le bec, les écailles des pattes et les ongles brillantent surtout chez le cacatoès.
-    Des ulcères peuvent apparaitre au niveau des coudes et des épaules.
-    Le bec devient déformé et le palais nécrosé provoquant une diminution de la prise alimentaire avec une perte de poids.
-    La baisse immunitaire favorise les infections secondaires (comme la candidose et l’aspergillose).


La période d’incubation est de 4 semaines, avant que le virus n’atteigne le sang et les plumes et le bec. Un oiseau peut être porteur de la PBFD et avoir un plumage parfait, seule la détection biologique en laboratoire est fiable.

 


Le test de dépistage

Le dépistage se fait par un test ADN (PCR) en prélevant une goutte de sang ou une jeune plume. Les 2 tests sont efficaces.
Le test de dépistage permet de savoir si le virus est présent ou non dans l’échantillon fourni.

 


Le traitement ?

Actuellement, il n’existe aucun traitement ou vaccin. Des essais thérapeutiques sont en cours.
Si votre oiseau est contaminé, vous devez le mettre en quarantaine et nettoyez régulièrement sa cage (à l’eau de javel dilué). Votre oiseau peut combattre la maladie grâce à son système immunitaire (sous réserve que le virus ne soit pas trop agressif).
S’il vous paraît affaibli, mettez-le sous une lampe afin de lui apporter de la chaleur. Re-testez l’oiseau au bout de 90 jours pour voir si le virus est toujours présent.



Est-ce transmissible à un animal autre qu’à un oiseau ?

La réponse est simple : non !

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